Itinéraire d’un planteur de bananes : épisode 1

C’est parti pour le premier épisode de notre nouvelle mini-série ! Découvrez Henri qui devient planteur de bananes dans les années 60 en Martinique.

Henri, un planteur fictif

Henri est un personnage fictif s’inspirant de la vie d’anciens planteurs dont nous avons recueilli les témoignages, dans le cadre de notre démarche de préservation de l’histoire de la banane des Antilles.

La mini-série met en valeur une génération d’hommes qui vont s’extraire du statut d’ouvrier agricole pour devenir exploitants de leurs propres terres.

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Le contexte

Dans l’épisode 1, on découvre la vie d’Henri avant qu’il acquiert des terres. Né au début des années 30, il est ouvrier agricole, comme ses parents.

Avant la guerre, la vie est rude en France, y compris en Martinique. Le confort est encore limité, et le travail de la terre est exigeant, d’autant que la mécanisation n’en est qu’à ses balbutiements.

En 1946, sonne l’heure de la départementalisation, une revendication ancienne qui est alors portée en Martinique par Aimé Césaire. La Martinique et la Guadeloupe, dans l’enthousiasme général, deviennent des départements au même titre que les départements métropolitains. Elles renforcent leur lien avec la France, tandis que les colonies africaines s’apprêtent à quitter le giron français quelques années plus tard.

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, la Martinique doit aussi reconstruire son économie mise en arrêt avec l’interruption des échanges avec la métropole pendant le conflit. L’agriculture reste au cœur de l’économie antillaise. C’est un reliquat de la dépendance coloniale instaurée par la France depuis le 17e siècle : les colonies étaient dédiées à approvisionner le marché français en produits tropicaux, comme le sucre, le café, le chocolat, etc.

Culture traditionnelle, la canne à sucre occupe encore une place prépondérante dans la Martinique des années 50. Mais le déclin s’annonce. Le sucre antillais souffre de la concurrence de la betterave sucrière hexagonale et des sucres étrangers dont les coûts de revient sont bien moins élevés. Le gouvernement, les autorités départementales, les planteurs, tous pensent à diversifier l’agriculture martiniquaise. La culture de la banane qui a commencé à émerger dans l’Entre-deux-guerres s’impose alors.

À suivre…

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Pour découvrir l’épisode 2 et l’épisode 3.

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